coeur de leglise de loyersLa partie visible la plus ancienne de l'édifice se trouve côté EST, voir notre photo. Elle date de la première moitié du XIIIe siècle.
A l'origine chapelle du château, mais ouverte au public.
Style gothique première période. (voir notre article "les styles"

On ne voit que la partie supérieure, le soubassement est caché par le mur du cimetière +- 1 mètre.
On voit bien que l'apareil en-dessous du seuil des fenêtres est désordonné. Comme si on avait rebouché un trou.
Le bâtiment était probablement plus haut à l'origine et les fénêtres descendaient plus bas..
Des fouilles devraient faire apparaître le plan de l'ancien bâtiment.
Fenêtres frustres en tiers-point. détail ci-dessous.
fenetreXIIIAu nord, chapelle latérale du XIVe siècle ayant conservé une fenêtre latérale, aujourd'hui murée. - Pignon ouest néo-gothique.
En 1569, construction d'une nef d'une ou deux travées de même hauteur que le cœur et d'une chapelle au sud.
En 1883-1884, allongement de la nef, reconstruction de la façade et adjonction d'une tour latérale en style gothique primaire.
André Degrune.

LA STATUE DE SAINT HUBERT (EGLISE DE LOYERS) par G. Lebé
C'est un fait bien connu : les églises recèlent d'innombrables trésors: Celle de LOYERS n'échappe pas à la règle. Et pourtant, rares sont ceux qui les connaissent vraiment.
La statue de Saint Hubert restaurée grâce à la Fondation Roi BAUDOUIN.
eglise de loyersOutre la théothèque datée de 1584 - il n'en subsiste que quelques spécimens en BELGIQUE - les statues de saint Sébastien et de saint Roch (se¬conde moitié du XVIe siècle), la statue de la Vierge et le grand Crucifix de l'autel majeur provenant de l'ancien maître-autel (oeuvres moins anciennes provenant sans doute du XVIIIe siècle), l'église de LOYERS renferme une statue magistrale et unique : la statue de saint Hubert à cheval (début du XVIe siècle).
Fortement attaquée par les parasites, abîmée par des mains malhabiles, cette élégante statue d'origine brabançonne a été restaurée à l'initiative de la Fondation Roi BAUDOUIN avec l'aide indispensable et précieuse de l'Insti¬tut Royal du Patrimoine artistique et ainsi sauvée de la dégradation à plus ou moins longue échéance.
A l'instar de 24 autres oeuvres polychromes, cette statue a fait l'objet d'une analyse scientifique minutieuse avant restauration complète. Cette campagne de sauvetage a permis, après un an et demi de travail de restauration, de leur rendre leur aspect primitif.

15 millions pour 400 demandes !
La Fondation a consacré 15 millions à l'opération de restauration de ces 24 oeuvres témoignant de plus de 600 ans de savoir-faire des principaux ateliers de sculpture de nos régions. Un jury impartial les a retenues parmi 400 de¬mandes introduites. Toutes ces merveilles dont la statue équestre de saint Hubert était une des oeuvres maîtresses, ont été exposées pour la première fois au musée des Arts anciens de NAMUR du 27 octobre au 31 décembre 1995, avant de partir ensuite pour une exposition à GAND.
L'Ecole brabançonne
Venons-en maintenant à la facture de la statue. Elle a été taillée dans un demi tronc de chêne formant le bloc principal de la sculpture. Ce bloc a été découpé pour en faciliter la taille, vraisemblablement réalisée par l'École brabançonne du début du XVIe siècle, mais la polychromie serait plus récente.Saint Hubert Dimensions hors tout de l'oeuvre : 90 cm x 75 cm x 30 cm. Ces données attestent de l'école susdite compte tenu aussi de la qualité du traitement du visage, des vêtements et de la bonne représentation du cheval.

Bien que le cheval fasse partie de l'iconographie de saint Hubert, celui-ci est rarement représenté en cavalier. Fréquemment, on rencontre saint Hubert en chasseur, agenouillé devant le cerf crucifère dans la scène de la conversion. Il apparaît aussi en évêque mitre en tête et crosse à la main. Le saint Hubert de LOYERS chevauche un cheval richement harnaché et est accompagné d'un chien. Le cheval est l'attribut des chasseurs; le chien, symbole de fidélité, revient souvent dans l'iconographie hubertienne. Le saint est aussi dans une attitude de prière, les mains jointes et la tête légèrement inclinée. Le cheval comme le chien ne sont pas immobiles car ils esquissent le mouvement. Saint Hubert est aussi reconnaissable à son cor accroché en bandoulière. I1 est vêtu d'une tunique et d'un manteau, et porte des bottes plissées.
L'église de LOYERS possède donc un trésor insoupçonné, même méconnu de la plupart des Loyersois eux-mêmes. Puissent ces quelques lignes le leur avoir fait découvrir.

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